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Séri coca !!

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Encore une fois la boîte était bondée, je n’y étais pas revenu depuis plusieurs mois. L'Indra à Tana, lieu mythique mi-raisin. Un des derniers sanctuaires où l'on pouvait écouter du salegy et du tsapiky, sans subir les boum-boum-boum de "la musique moderne". Déjà l’accès était difficile, la rue étant truffée de stands à boissons et brochettes. Dans la lueur des phares des dizaines de filles hélaient les quelques blancs qui s’aventuraient ici. Toutes plus belles les unes que les autres, avec des jambes de rêve, leur peau noire reflétant les regards lubriques des mâles avoisinants.
Parvenu au guichet de l’entrée, j’avais déjà la révolution dans le pantalon. La pénétration (déjà !) dans la salle principale était une autre paire de manches. Il y avait autant de monde qu’à un récital de Frédéric François, c’est vous dire !! Les gens se compactaient au gré du cheminement à travers la foule. Sur ma route, pas encore sur ma biroute, se dressaient de magnifiques gazelles, ces coquines ne s’écartaient pas (enfin pas encore) pour me céder le passage. Il fallait forcer ce dernier et là, les attouchements démarraient. De l’agrippement de bras, on passait vite à la caresse de balloches bien appuyée. Avec le sempiternel :
-Séri, toi payer moi coca ?
Surtout ne pas répondre, faire semblant de ne pas parler le petit Nègre et continuer contre vamps et mariées vers le coin du bar, tout au bout là-bas, à la fois si proche et si lointain. Mais les diablesses ne désarmaient pas, et ma colonne Morris était au garde à vous. Bloqué un instant, une sournoise devant moi, passa sa main derrière elle et me saisit le goumi à pleine main, entamant un va et vient pas désagréable, mais ce n’était pas le moment, et puis elle deviendrait vite familière !!! Je lui faisais doucement lâcher prise et elle se retourna affublée d’un large sourire, sauf qu’il lui manquait deux dents !!
- Séri coca ? me dit-elle, avec ce délicieux accent de la côte.
- Sorry, no habla malagasy, éludais-je; et je continuais ma progression lombricaire.
Enfin j’arrivais à terme, non sans avoir recompté mes testicules, des fois qu’une gourgandine en ait gardé une. Le bar était inabordable, deux ou trois couches de fêtards en interdisant de fait l’accès. Sauf le coin, où se tenait une fille magnifique; grande, plus que moi, portant un chemisier moulant deux pastèques noires à demi dehors, et une jupe relativement courte fendue sur les côtés, laissant paraître la plus belle paire de jambes du pays. Sa chevelure ondulée remontée, pouvait rappeler une choucroute explosée. Magnifique, je l’ai dit et impressionnante de sex-appeal.
Bizarrement, alors que toutes les filles étaient entassées, elle jouissait d’un relatif espace autour d’elle. Je me mis donc à ses côtés et commandais une bière, me disant in petto que la vie de sardine en boîte devait ressembler à cela. Ca n'a pas traîné, à peine accoudé, l'amazone m'entreprit.
- Bonzour séri, ze m’appelle Lisa, entendis-je à la fois dans mon dos et mes oreilles.
Je me tournais et constatais de près la beauté animale de la dame.
- Bonjour madame Lisa, répondis-je.
- Ah moi pas madame, dit-elle.
- Ah bon, mademoiselle alors ?
- Non plus, ze suis pas mademoiselle.

Séri coca 2

Graines de bitume, enfants de la rue, Tana

Mokana, orphelinat à Fianarantsoa